Le métier de Juriste PME
Le rôle d’un Juriste PME est à la fois celui de conseiller les dirigeants, gérer les contentieux et assurer une veille juridique. L'activité du juriste PME consiste principalement à défendre les intérêts de la société dans laquelle il travaille ainsi qu’à délivrer les actes juridiques, tels que les contrats, avenants ou déclarations découlant d’obligations légales. Le but est de s’assurer de leur conformité aux textes de lois et à l’interprétation qui en est faite par la jurisprudence.
Le Juriste PME sur le marché du travail
Salaire moyen
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25000.00€ annuel pour un fiscaliste débutant
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90000.00€ annuel pour un fiscaliste confirmé
Quelle formation dans le domaine juridique ?
Les missions du Juriste PME
Le Juriste d’entreprise mène principalement les activités suivantes :
- Prise en charge des contrats de l'entreprise
- Informer et conseiller les départements de l’entreprise ainsi que la direction sur des questions d'ordre juridique
- Collaborer à la gestion de contentieux juridiques et fiscaux
- Rédiger des actes juridiques et accomplir des démarches auprès d'organismes publics ou privés pour le compte de l’entreprise
- Organiser une veille technique (actualité légale, jurisprudentielle, ...) en vue de l’accompagnement du business de l’entreprise dans son développement par ses conseils juridiques et fiscaux avisés
- Préservation du patrimoine
- Manager et animer une équipe (le cas échéant)
Le juriste PME peut travailler dans des entreprises de petite et moyenne taille aux domaines très variés dans l'ensemble des secteurs d'activité. Leur profil peut donc aller du très généraliste au très spécialisé. Le juriste peut également être amené à travailler dans un contexte international si l'entreprise le permet.
Le juriste PME est en relation avec :
- La direction
- Les représentants du personnel
- La DAF (Direction Administrative et Financière)
- Le monde judiciaire
- Son équipe (le cas échéant)
Sa clientèle est presque exclusivement interne et peut varier en fonction des missions qui lui sont attribuées.
Elle va du comptable au directeur général, incluant les opérationnels. En fonction de son autonomie, le juriste organise des réunions internes et participe à des projets transversaux avec d’autres directions. Il est aussi en relation avec quelques externes (avocats, commissaires aux comptes...) dont il est l’interlocuteur. Il est également amené à former les opérationnels en vue de les sensibiliser en amont aux risques juridiques.
Le supérieur du fiscaliste en entreprise dépend de la taille de cette dernière.
Au sein d’une petite structure, le fiscaliste travaille généralement sous les ordres du directeur général ; s’il travaille pour un grand groupe, le supérieur sera probablement le DAF (Directeur administratif et Financier).
Ils dépendent surtout de la structure dans laquelle le juriste travaille.
Lorsqu’il exerce dans un grand groupe, le juriste est bien souvent spécialisé dans un domaine (droit des affaires, propriété intellectuelle, droit social... ) et travaille au sein d’une équipe.
Les PME, qui n’ont pas la possibilité de créer un grand service juridique, proposent des postes plus généralistes sur lesquels le juriste doit se montrer capable de traiter des problématiques différentes.
En général, le juriste d’entreprise doit savoir mener une veille active car le droit est un domaine qui évolue rapidement.
Profil type
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Débouchés et évolutions
Le métier de juriste en PME offre des perspectives d’évolution variées vers des fonctions transverses ou spécialisées.
Avec l’expérience ou des formations complémentaires, le juriste PME peut évoluer vers :
- Responsable juridique dans une PME ou une ETI.
- Juriste senior ou juriste d’affaires au sein de grandes entreprises ou de groupes internationaux.
- Responsable conformité (compliance officer), notamment dans les secteurs réglementés.
- Responsable des affaires sociales ou juriste spécialisé(e) en droit social selon son appétence pour la gestion RH.
- Consultant(e) juridique ou créateur(trice) d’un cabinet de conseil pour accompagner plusieurs PME/TPE sur des problématiques de droit des affaires.
Certains profils évoluent aussi vers des fonctions de secrétaire général(e), en combinant des missions juridiques et de pilotage administratif.
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Les tendances du métier
Le métier de juriste en PME est fortement influencé par l’environnement économique et réglementaire en mutation.
Tendances actuelles :
- Polyvalence accrue : le juriste PME est souvent un généraliste qui intervient sur plusieurs domaines (droit commercial, droit des contrats, droit du travail, RGPD...).
- Digitalisation : dématérialisation des contrats, gestion numérique des dossiers et utilisation de plateformes de LegalTech (contrathèques, gestion des risques juridiques...).
- Sécurisation des opérations : forte implication dans la prévention des risques contractuels et dans le respect de la conformité (obligations légales, RGPD, veille réglementaire).
- Collaboration étroite avec la direction générale ou le DAF pour appuyer la prise de décision stratégique sur les volets juridiques et contractuels.
- Montée en puissance des enjeux RSE et compliance : le juriste PME contribue de plus en plus à la mise en place de politiques de responsabilité sociétale et de prévention des risques (anti-corruption, éthique des affaires...).
Enfin, la maîtrise des procédures de contentieux et la capacité à accompagner l’entreprise face à des litiges commerciaux ou sociaux restent des compétences recherchées, notamment dans un contexte où les PME sont exposées à des risques juridiques croissants.