Le métier de Credit manager
Le Credit manager aide l’entreprise à développer son chiffre d’affaires tout en limitant les risques d’impayés. Il accompagne le service commercial pour sécuriser les ventes et conseille la direction dans la gestion du risque client.
Le Credit manager sur le marché du travail
Salaire moyen
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38000.00€ annuel
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50000.00€ annuel
Les missions du Credit manager
Son rôle est de couvrir l'entreprise du risque clients et de veiller à ce que l'activité commerciale se transforme rapidement en trésorerie. Il doit s'assurer que la performance commerciale ne se fait pas au détriment de la sécurité financière de l'entreprise. Maîtriser le besoin en fond de roulement (BFR) et optimiser le cash flow de l'entreprise est au coeur de ses missions.
Concrètement, il s'assure de la solvabilité des clients ou prospects, il recueille et analyse leurs informations financières (au travers de base de données d'analyse financière), vérifie leurs créances. Il encadre les prises de risques importantes (garantie bancaire, assurance crédit, contrats). Il optimise et surveille les délais de règlement et établit les états de reporting. Il propose les solutions de financement des créances clients. Il met en place les relances et gère les contentieux.
Le Credit manager travaille en relation étroite avec le service comptable et le service commercial. Il est aussi en relation régulière avec les clients, par téléphone le plus souvent et aussi en contact direct dans le cadre de déplacements.
Le Credit manager travaille dans des grandes entreprises. Il est rattaché à la direction financière le plus souvent ou à la direction générale.
Pour exercer son métier dans de bonnes conditions, le Credit manager doit travailler en collaboration avec la direction commerciale (par exemple, il doit pouvoir intervenir sur la définition des conditions générales de ventes). Il doit pouvoir participer à la décision sur les ouvertures de comptes. Il est également important que la direction s'implique dans la réalisation de son travail, et notamment qu'une politique de crédit formalisée soit mise en place.
Ses critères de performance sont plutôt quantitatifs. Le Credit manager suit en permanence le montant et le DSO (Days Sales Outstanding) des retards de paiement, le montant des impayés, le niveau des encours clients, la réduction des litiges, le taux, la qualité et le coût des couvertures d’assurance crédit...
Profil type
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Débouchés et évolutions
Le métier de credit manager permet d’évoluer vers plusieurs fonctions issues de la gestion financière et du management des risques.
Avec l’expérience, un credit manager peut accéder à des postes tels que :
- Responsable du service recouvrement ou responsable de la gestion du risque client.
- Credit manager groupe dans les grandes entreprises multinationales, pilotant plusieurs filiales.
- Trésorier(ère) ou contrôleur(se) financier(ère) en entreprise.
- Responsable administratif et financier (RAF) ou directeur(trice) financier(ère) (DAF) après une montée en compétences sur la gestion globale des flux financiers.
- Consultant(e) spécialisé(e) en gestion du risque client ou en organisation financière.
Certains profils évoluent également vers des postes transverses, liés à la gestion de la trésorerie, à la conformité réglementaire ou à l’audit interne.
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Les tendances du métier
Le métier de credit manager est de plus en plus impacté par la digitalisation et la nécessité de mieux gérer le risque client dans un environnement économique incertain.
Les principales évolutions incluent :
- L’automatisation des processus de relance et de suivi des encaissements grâce aux outils de credit management et de RPA.
- L’utilisation d’outils avancés d’analyse prédictive et de scoring client pour anticiper les risques d’impayés.
- La gestion de la data : le credit manager exploite aujourd’hui de nombreuses données internes et externes pour affiner ses décisions (open data, données financières sectorielles, etc.).
- L’accent mis sur la collaboration avec les équipes commerciales, pour trouver un équilibre entre développement commercial et sécurisation des créances.
- La contribution accrue aux enjeux de cash management et à l’optimisation du BFR (besoin en fonds de roulement) de l’entreprise.
Enfin, la gestion des risques ESG et la prise en compte de critères extra-financiers commencent à s’inviter dans les analyses de solvabilité, notamment dans les groupes exposés aux réglementations internationales.